Le premier prophète connu de l'histoire humaine est Zoroastre qui prêcha Dieu en tant que vérité universelle unique, source éternelle de bonté et d'amour; et il est important que ce soit en cette même terre de Perse qui lui donna naissance qu'apparut cet autre grand prophète de l'âge moderne, Baha'u'llah, qui enseigne aussi que Dieu est profondément un chez toutes les races, dans toutes les tribus et dans toutes les sectes, et que la vraie adoration de Dieu consiste en un service aux autres guidé par la raison et motivé intérieurement par la bonté et l'amour. Son message est d'une grande importance pour le progrès de la civilisation. »
Ses mots sont ceux Rabindranath Tagore, l’intellectuel indien dont l’Inde fêtait le 7 mai 2012 le 151ième anniversaire. Surnommé Gurudev (maître spirituel en hindi), Tagore est né le 7 mai 1861 à Calcutta et il est décédé le 7 août 1941, dans la capitale du Bengale.
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| C'est Tagore qui a donné le surnom de Mahatma (Grande âme) à Gandhi |
Éclectique, c’est le mot qui définit le mieux la personnalité et le travail de Tagore. De l’art en passant par la science, la philosophie, la religion, l’écrivain bengali a œuvré sur tous les terrains de la vie. En ce qui concerne le domaine religieux, il disait : « Chaque être possède quelque chose de particulier qu’il nomme « ma religion »… qu’est-ce que cela signifie ? C’est ce qu’il dans le cœur de chacun d’entre nous et qui ne cesse de constituer. » *
Les films sur Tagore ne sont pas nombreux. Mais en 1961, un documentaire a été réalisé par Satyajit Ray. Ce même documentaire a été diffusé en 2011 par l’UNESCO à l’occasion des 150 ans de Tagore.
71 ans après la mort de Tagore, ses propos restent toujours d’actualité au 21ième siècle.Dans son dernier ouvrage intitulé La cause humaine, le philosophe français Patrick Viveret, rappelle dans le prologue de son livre une citation de Tagore sur le renouveau d’un monde en crise.
« Lorsque je jette mon regard tout autour, je rencontre les ruines d’une orgueilleuse civilisation qui s’écroulent et s’éparpillent en vaste amas de futilités. Pourtant je ne céderai pas au péché mortel de perdre confiance en l’homme : je fixerai plutôt mon regard vers le prologue d’un nouveau chapitre dans l’histoire. »
* Rabindranath Tagore (sur Moi-même, tiré d’Atmaparichaya par Devadata Joardan et Joe Winter, Visa-bharati, 23)

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